ACTE Y, SCENE X. i3i
Je n'exige de vous d'autre condition , Que de leur assurer votre succession.
AKISTEy en Tembraêsant.
Ami trop généreux !
LISIMOW.
Ce procédé m'enchante.
La déclaration est nouvelle et touchante. Ma nièce, mon neveu, je voulois vous punir; Mais tout parle pour vous , je n'y puis plus tenir. Vous aure2 tout mon bien , en dépit de moi-même.
Puisque Aristeestlieureux, mon bonheur est extrême,
GÉRONTE
Mon frère, allons dresser et signer deux contrats.
ARISTE, à Céliante.
Nous en signerons trois. N'y consentez-vous pas ?
M ÉLITE, à Céliante.
Vous résistez en vain , Damon a su vous plaire : Donnez-lui votre main.
ARISTE
Vous ne pouvez mieux faire»
Il vous cachoit son rang. Mais je suis caution Qu'il est homme d'honneur et de condition.
CÉLIANTE.
Je vous crois : mais enfin....
FINETTE, à Céliante.
Allons, un bon caprice.
DAMON
Je vois que, malgré vous, vous me rendez justice.
i32 LE PHILOSOPHE MAftIE.
GELIAITTE.
Oui , monstre , il est écrit que je t'épouserai : Mon penchant m'y contraint ; mais je m'en vengerai.
FINETTE
Belle conclusion !
DAMOir.
Pestez , sans vous contraindre.
Vous m'aimez , je vous aime, et je n'ai rien à craindre.
AniSTE, àMélite.
Pour vous mettre, Mélite, au comble de vos vœux. En face du public resserrons nos doux nœuds ; Et prouvons aux railleurs que , malgré leurs outrages, La solide vertu fait d'heureux mariages.
FIlï DU PHILOSOPHE MARIÉ.
OU