‹ Œuvres du chevalier de Boufflers, membre de l'InstitutChapitre 3 sur 120 · DÉ BOUFFLERS. V · texte numérisé non relu

DÉ BOUFFLERS. V

petits voyages en vers et en prose ; dans ce petit roman . si gai $ Aline , reine de Golconde ; dans ces pièces légères et dans ces madrigaux qu'il adressait aux princes à qui il faisait un peu la cour, et aux femmes aimables à qui il la faisait bien davantage.

Avec autant d'esprit qu'en avait M. de Boufflers, il pouvait se promettre des succès dans quelque branche de littérature qu'il embrassât. Aussi nous avons de lui des fables dans lesquelles on retrouve toute la bonhomie de La Fontaine , et que celui-ci n'eût pas désavouées; des traductions en vers d'auteurs anciens , dont l'élégance ne saurait être contestée , et qui souvent ont encore le mérite de la difficulté vaincue; des discours académiques qui contiennent des morceaux très brillans , des pensées très ingénieuses, quelquefois même plus étendues et plus profondes que ne le soupçonneraient ceux qui n'ont connu M. de Boufflers que comme homme du monde, ou comme auteur de quelques vers légers , de quelques jolis contes en vers, et de quelques lettres et chansons charmantes; enfin des contes en prose qui, publiés dans un âge plus avancé, sont moins gais sans doute €ja 9 Aline , mais beaucoup plus philosophiques, et fort agréables aussi. On y remarque la différence des deux âges où ils ont été composés, l'un celui de la gaîté et de l'imagination , l'autre

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