‹ Œuvres du chevalier de Boufflers, membre de l'InstitutChapitre 43 sur 120 · LE FILS NATUREL · texte numérisé non relu

LE FILS NATUREL

Air : Dans cette aimable solitude.

O toi qui n'eus jamais du naître, Gage trop cher d'un fol amour, Puisses -tu ne jamais connaître L'erreur qui te donna le jour !

Que ton enfance

Goûte en silence Le bonheur qui pour elle est fait ;

Et que l'envie,

Toute la vie , Ignore ou taise son secret.

La nature , au nom de ta mère > Va t offrir ses premiers bienfaits ; Un air pur, un lait salutaire , De doux fruits , un ombrage frais.

Que ton enfance, etc.

Renonce au rang, à l'opulence, L'honneur t'en fait la dure loi; Ne crains pourtant pas l'indigence, L'amour l'écartera de toi.

Que ton enfance, etc. ,

Souvent une main inconnue T'offrira quelque don nouveau :

En secret une mère émue Viendra pleurer sur ton berceau.

Connais ta mère;

L'honneur sévère Lui défend de se découvrir :

Mais par tendresse,

Mais par faiblesse, Une mère aime à se trahir.

D'un air phis touchant et plus tendre, Peut-être un jour tu la verras Tour à tour dans ses bras te prendre Et te remettre entre tues bras.

Connais ta mère, etc.

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