POUR LA GUÉRISON DE MADAME MONC
CHA1TTBE BXTBB MADAME PUGAtOïf ET M. M10HU ,
Air : N'allez pas mordre à la grappe.
MADAME DUGASON.
Queux ennuis! mais j'en somm'quitte; Adieu crainte, adieu chagrin :
La voilà qui ressuscite, Je r'verrons des jours sereins.
M. MICHU
Mais c te chienn' de maladie, Dit' nous donc ce que c'était.
MADAME DUGASON.
C'était une épidémie , Car chacun s'en ressentait.
M. MICHU
Oi, j'avions tous queuq' vertige, J'nons jamais vu tant d'tracas.
MADAME DUGASON.
Dam', frappez l'arb' sur la tige, Toutes les branch' tomb't à bas.
M. MICHU
C'est un mond' que c te famille.
MADAME DUGASON.
Dam', ça s'peut croire aisément ; N'y a qu'à bien aimer la fille, Et d'ia mère on d' vient l'enfant.
M. MICHU
All'qu'avait tant de cervelle, An'nommait rien par son nom CYange qui veillait près d'elle, Ail' disait : c'est un démon *.
Jour et nuit l'démon s'démène; Il a beau faire et crier, P'tit démon perdait sa peine Sans l'secours d'un grand sorcier a .
MADAME DUGASON.
Drès que Tsorcier se présente, Vlà qu'la mort se met à fuir, Vlà qu' la dame est mécontente Qu'on l'empêche de mourir, AlTse fach', Le sorcier gronde, Il devient l'maître d'céans; C'est le premier homm' du monde Pour apprendre à vivre aux gens.
M. MICHU
Montre-nous c te bonne amie Qui disait près d'eiï tout bas :
Si l'bon Dieu m'ia rend envie, Les pauv'gens nVen plaindront pas.
MADAME DUGASON.
Non, ^ craignons sa crainte extrême Qu'son secret ne soit répété.
M. MICHU
Bon , jusqu'aux prisonniers même Peuv' le dire en liberté :
Ça doit faire un'riche dame.
* Madame de B..., sa nièce, qui la tourmentait de tes soins, et qu'elle appelait son petit démon, a M. Barthez , médecin.
-POisiES DIVERSES. 65
MADAME DUGASON.
Aucun pauvr n'en doutera.
M. MICHU
Ça doit faire un 1 bonne femme.
MADAME DUGASON.
Et sans et' plus bêt' pour ça.
M. MICHU
L'esprit, Tor et la noblesse, Tout c'ia n'est beau qu'à moitié ; C qu'est beau, c'est d'êt' la maîtresse Qui donn des leçons d'amitié.
COUPLET
CHANTA DE VA HT LU PBINCK HBKRI , UAHS UHB *BTB DOHK BB
A SAlNT-OUEN.
Axa de la Romance de Richard.
Pour vous tout se déclare :
On dirait que Paris
Confond les deux Henris
De Prusse et de Navarre.
Nous nous plaisons à vous nommer, Nous sommes fiers de vous aimer;
Prince, on peut vous en croire :
Dites-nous sans* détour
Si toute votre gloire
Vaut mieux que notre amour.
BOUPFLBRS. T. I. 5
*>' V *^-^*»^'*^*-^'»*^ »■*• «^k%^. *.•%.■***, V-*."».%rww— w»~ W«WWmWWm . ^ ^ % ^ %p ^ ^
chanson a Madame de l***,
A qui madame de L***, sa grànd'mère , et tante de Fauteur, avait donné pour étrennes un fichu de tourière et un tablier de cuisinière garnis de dentelles.
Air : Philia demande son portrait
J'applaudis à l'emploi nouveau
Qu'on donne à ma cousine; Jamais aussi friand morceau
N'entra dans la cuisine :
Elle aurait tort de répugner
A l'état qu'elle embrasse; (Test où le bon goût doit régner
Qu'elle est mieux à sa place.
On sait que des goûts délicats
Son goût est le modèle ; Ceux même qui ne le sont pas
Le deviendraient pour elle ; Mais, ma tante, on vous avertit
Que votre cuisinière Ne sait qu'éveiller l'appétit,
Et point le satisfaire.