‹ Œuvres du chevalier de Boufflers, membre de l'InstitutChapitre 60 sur 120 · TRADUCTION LIBRE · texte numérisé non relu

TRADUCTION LIBRE

DE L'ODE d'hORACE

Otium divos.

Environné d'écueils dans l'horreur des ténèbres.

Quand le navire cède à la fureur des flots ;

Le nocher vers les dieux pousse des cris funèbres , Et leur demande le repos.

Le Thrace belliqueux et le Mède sauvage Demandent le repos au milieu des combats ; Nous le demandons tous ; 'mais de tout l'or du Tage En vain on le paîrait , il ne s'achète pas.

Le riche tourmenté de secrètes alarmes , Sous ses lambris dorés n'a pas un jour serein : Et la crainte, au travers des faisceaux et des armes , Vient saisir le tyran dans son palais d'airain.

Au sage les trésors ne sont pas nécessaires ; Content de posséder la paix et la santé, Il vit dans ses foyers comme ont vécu ses pères , Modeste imitateur de leur simplicité.

Pourquoi ces longs projets dans cette courte vie ? Nous n'avons qu'un instant x hâtons-nous d'en jouir. Malheur à l'insensé qui fuit de sa patrie !

Il trouvera partout celui qu'il cherche à fuir.

Pour trop fidèle escorte en ses tristes voyages Il traînera l'ennui par cent pays divers :

Aussi prompt que le veut qui chasse les nuages , L'ennui le poursuivra sur les plaines des mers.

Aux soins de l'avenir l'esprit ne peut çuffire ; Recevons chaque jour comme un nouveau bienfait ; Qu'à nos maux la gaîté mêle son doux sourire : Il ne faut pas compter sur un bonheur parfait.

La mort trancha trop tôt les beaux destins d'Achille : Tithon dans les regrets vit prolonger les siens ; Et peut-être , Grosphus , que la Parque me file Des jours plus heureux que les tiens.

Le hasard x la nature et les arts t'obéissent : Tes coursiers qn Ëlide ont remporté le prix ; Dans les prés de Sicile ,. au loin tes bœufs mugissent , Et Tyr a pris le soin de teindre tes habits.

Moi, je reçus du ciel un moins riche héritage:

Mais les Grecs m'ont transmis leur lyre avec leurs chants ;

Et, satisfait d# mon, partage;, .

Je sais rire des sots et me passer des grands.

V»CXM^>«J«>W»^ >^^><M»«

TRADUCTION

JDE LAHTHOfcQGI*.

Vénus frappait l'Amour; je demandai pourquoi, — Il a perdu ses traits , dit Vénus en colère. — Ces traits , dis-je à l'Amour, qui les a pris ? — Gficère. — Comment ? Elle m'a. dit : Amour , donnetlçs^iuoi £ Et j'ai cru les rendre à ma mèjçe*.

TRADUCTION LïfcRE

DE L'ODE DHOKAGE

Rfqtiys vives , Licinf.

Entre les deux exçèfr la raison cherche un point ; Le nocher craint recueil aussi bien que Forage. Sans risque en pleine nier on ne s'élève point, Et sans risque, qu nç peut s'approcher du rivage.

Heureux qui sait priser la médiocrité , Et qui , du seul vrai bien satisfait pour la vie, Loin à la fois du faste et de la pauvreté , N'excitera jamais la pitié ni l'envie !

Le vent aime à briser le chêne audacieux ; C'est au sommet dés monts que frappe le tonnerre , Et ces superbes tours qui menacent lés cieux Avec plus de fracas s'écrouleront sur terre.

Le sage, qui prévoit le retour du destin , Espère aux jours de deuil,' et tremble aux jours de fête. Il sait que rien h est stable , et que la même main Forhie ej; dissipé la tcnipête.

Souvent le$rtflin$,^u, ç^el^vçnt dje gjès $eç coups : A qui pleure aujourd'hui demain il peu$, sourire. Phébus laisse aux nçujf §ççuxs qnchaîne.r son courroux Et détendre son arç pour, rçnipntei; sa ljyij.

Montre donc un front calme au sort trop rigoureux ; Pour qui souffre avec force il se rend plus traitable : Mais devenu prudent en devenant heureux , Songe à te défier d'un vent trop favorable.

TRADUCTION

DE l'àNTHOLOGÏE.

D'une blanche teinture Iris en. vain se teint , Elle perd à la fois sa teinture et son teint.

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