‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 2)Chapitre 1 sur 110 · M DCCC LIX · texte numérisé non relu

M DCCC LIX

^^'^LÇ^9f^y^t>0-r' d. /3,

éSii^fX^^

Vin.

e^f^ tf-7 *^ V-Z-^^^y-? 1 .^^-t /

vil».

PÔST-SCRIPTUM-PRÉFACE.

NOTE DE L'ÉDITEUR SUR UN ARTICLE Wi JOURNAL LE MESSAGER DE PARIS DU 19 NOVEMBRE iSM.

Vers la fin de novembre. 1859, je fus informé qu'un journal dont j'ignorais l'existence, le Messager de ParlSf avait inséré dans sa feuille du 19 du même mois un article dans lequel se trouvaient ces mots : « M. le comte de Roederer, fils du fameux Rœderer « de la Convention, vient de célébrer le cinquantième « anniversaire de son mariage à sa campagne, près « d'Évreux, etc., etc. «

Mon père n'était point de la Convention, et l'assertion contraire est fausse. — De plus, Tépithète de fameux appliquée à son nom, étant au moins équivoque, me parut caractériser une intention diffamatoire.

En conséquence, j'écrivis, le 7 décembre, au rédacteur du journal la lettre suivante :

• IMonsieur , votre feuille du 19 novembre dernier,

• qui ne m'est parvenue que tardivement, renferme un

• article dans lequel mon père est qualifié de fameux « conventionnel. — Mon père n'a point fait partie de

• la Convention. Ce fait est positif, il est toujours « facile de le vérifier; il ne peut donc être l'objet . d'une discussion.

« Si mon père eât été de la Convention, il est facile de « se convaincre qu en effet il s'y serait rendu fameux, « et que c'eût été par sa courageuse résistance aux

• mesures révolutionnaires qui signalèrent celte as- « semblée. Cette conviction résultera nécessairement n de la fermeté avec laquelle il s'y opposa, non comme « conventionnel, puisqu'il ne Vêtait pas, mais avec « plus de danger et par conséquent avec plus de cou- « rage encore, dans les nombreux articles qu'il écri- « vit et signa de son nom, en toutes lettres, dans le •• Journal de Paris y à cette terrible époque où les « plus fermes courages défaillaient. Je ne citerai « que deux de ces articles : le premier, inséré dans le n Journal de Paris du (^janvier 1793, dans lequel il « prouvait que la Convention n'était pas compétente « pour juger Louis XVI; — le second, du i2 janvier n 1793 (sept jours seulement avant celui où fut pro- « noncée la condamnation), dans lequel il prouvait « que la Convention ne pouvait tenir compte du vote « des députés en mission. — Ci-joint la copie de ces •« deux articles (l).

« J'ai Thonneur, etc. »

(1) Ils sont placés aux pages 1 et 2 da présent Toluine.

Le rédacteur du Messager de Paris, ayant reconnu la justice de ma réclamation, l'accueillit avec bienveillance et courtoisie, et inséra dans sa feuille du 12 décembre l'article suivant :

« Dans le numéro du 19 novembre dernier, t notre chroniqueur... au milieu des nouvelles di- < verses qui rentrent dans sa spécialité, insérait les ( quelques lignes suivantes... {Elles sont rapportées « ci-dessus.)

a Ces quelques lignes... contenaient une inexac- ( titude... Cette inexactitude consiste dans la qua- ( lilo de conventionnel donnée à M. Roederer père , ( contre laquelle réclame auprès de nous, avec raison, ( M. le baron Ro^erer fils.

•( Si cet homme d'État eût fait partie de la Con- ■ vention, il est facile de se convaincre qu'en effet il I s'y serait probablement rendu fameux, non par sa ( coopération, mais par sa résistance aux mesures f violentes prises par l'assemblée. Cette conviction ( résulte nécessairement de la fermeté avec laquelle ( il s'opposa à tous les excès, dans les nombreux ar- ( ticlès qu'il signait de son nom, en toutes lettres, i ce qui n'était pas sans danger à cette époque. On « peut lire notamment, pour s'en as^surer, le numéro ( du 6 janvier 1793 du Journal de Paris, où M. Rœ- ( derer combat en faveur de rincompélence de la ( Convention à juger Louis XVI ; et le numéro du 12 t janvier 1793 du même journal, qui précéda de I sept jours seulement la condamnation du roi, dans ( lequel M. Rcederer soutient que la Convention no ( pouvait tenir compte du vote des députes en mis- ( sion.

« Ces deux articles, que nous avons sous les yeux, 1 tranchent complètement la question, et c'ost dvcc i empressement que nous accueillons la réc'amaliou I pieusement filiale de M. le baron Rœderer.

« Signé Achille Jcbinal. •

Au château de Menilles, le 20 décembre 1859. Le baron Rokdkbrii.

vin.

Page 1