‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 155 sur 478 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LA REINE MÈRE, LE DUC D'ANJOU

LE DUC d'anjoi). — QucUe fureiu*! Comment l'apaiser?

LA RBiNE. — Il nous meuace aussi. On dirait qu'il soupçonne...

LE DUC D*ÂNJ0D. — lisait déjà peut-être...

LA REINE. — Il ne sait pas; mais le duc de Guise nous accusera pour se tirer d'embarras.

LE DUC D*ANjou. — Commeut nous accuser d'être ses complices sans avouer son crime?

LA BEiNE. — Il peut nier sa participation, et nous imputer le crime à nous seuls. Et, sans nous accuser devant le roi, il peut faire répandre dans le parti de Ck>ligny que nous sommes seuls coupables.

LE DUC d'avjou. — Oh ! madame, quel malheur que cette maladres^ de Maurevert !

LA BEI NE. — Qui pouvait la prévoir? il avait si bien expédié Dumouy ! . . .

{Long silence.)

LE DUC D^AXiou. — Nous avons coûtre nous l'embarras de Guise et son parti, le ressentiment de (^oligny, du roi de Navarre, du prince de Condé, enfin la fureur du roi.

LA BEI NE. — I^ fureur du roi m'a émue et troublée. Ah! si sa colère était apaisée, le reste ne serait pas difficile à arranger, mais...! Toutes mes idées se confondent. Laissez un peu reposer ma tête, ne vous agitez point ainsi... Mon Dieu!... mon fils, que vous me donnez de peine!... Tout n*est pas perdu: quelques heures de calme m'aideront peutêtre à trouver un moyen de sortir de cette situation...

[EUê s'assied, prend la position dune personne qui réfléchit itrofondément, et rente

ainsi quelqves moments en silence. Le duc

d^ Anjou s'agite, la regarde avec anxiété.)

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