‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 164 sur 478 · LE ROI, LE DUC D'ANJOU, LE DUC DAUMALE, LE DUC DE GUISE · texte numérisé non relu

LE ROI, LE DUC D'ANJOU, LE DUC DAUMALE, LE DUC DE GUISE

LB DUC d'aumalb. — Nous veuous, mon neveu et moi; au nom de notre famille^ supplier Votre Majesté de ne permettre que notre honneur reste plus longtemps exposé à la calomnie de ceux qui nous accusent d*être auteurs de la blessure de Tamiral. L'on n'appuie cette calomnie que sur le ressentiment que nous devons avoir de l'assassinat de François de Guise mon frère, et père de ce jeune honmie {il montre le duc de Guisp). Mais M. de Coligny a 8u se faire bien d'autres ennemis que nous; et quoiqu'il se les soit attirés, par de moins sensibles offenses^ il les a trouvés sans doute moins faciles à réconcilier que nous ne l'avons été à l'assemblée de Fontainebleau.

Ce matin, Votre Majesté^ par la frddeur de ses paroles et le changement de son visage^ m'a fait trop connaître qu'il en est resté quelque chose dans son esprit f ). Nous braverions sans hésiter les dangers que nous courons étant en butte à des inimitiés violentes et protégées, si le respect ne nous ordonnait de nous soustraire à vos regards, que parait blesser notre présence; c'est aussi une humiliation qui passerait notre courage, de demeurer à la cour dans une défaveur si visible. Nous avons donc pris la résolution de nous éloigner, et d'attendre que les informations de Votre Majesté lui fassent connaître les coupables (**).

(*) D*Âumale était gouverneur de Paris, et à ce titre avait entrée au lever du roi.

(••) De Thou, XXVI.

LB BOi. — Elles ne tarderont pas, j'espère, à éclaircir la vérité. Vous pouvez, en attendant, aller où vous voudrez ; je saurai bien vous retrouver (*).

(ils se retirent,)

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