‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 167 sur 478 · LA REINE MÈRE, LE DUC D'ANJOU, LE DUC DE GUISE · texte numérisé non relu

LA REINE MÈRE, LE DUC D'ANJOU, LE DUC DE GUISE

LE DUC DE Guise. — Madame, M. d'Aumalc et moi venons de prendre congé du roi.

LA BBiNR. — Vous VOUS éloigucz!...

LB DUC d'anjou. — Lcs protestants diront que vous les craignez !...

LB DUC DR GUI8B, avcc froidcuT et amer" iume. — En effet, s'ils m'attaquent, j'ai à craindre d'être faiblement défendu;... mais la peur n'est pour rien dans mes motifs.

LA BRiiiB.— Si je vous demande quels ils sont, vous ne le direz pas. Je vais le dire pour vous : vous êtes fftché contre nous , parce que vous croyez que nous laissons peser sur votre tète la colère du roi au sujet de la blessure de l'amiral, quoique nous en soyons aussi coupables que vous.

LB DUC DB GuitB. — Franchement, madame, il est vrai.

LA BBINB. — Eh bien, sachez donc que nous venons de nous déclarer vos complices,

LE DUC DB GiîisB. — Vous déclarer! et à qui?

LA BBINB. — Au roi lui-méme, à l'instant. Et je puis croire qu'en divisant sa colère je Pai fait tomber, et que nous sommes tous absous.

(Elle lui fend la main, et il la baL^e.)

LB DUC DB GUISE. — Jc VOUS recoDums, et vous retrouve.

LB DUC d'anjou. — Mou ami, vous ne pouvez pas nous quitter à présent.

LA REINE. — Sans doute, il faut rester. Voilà un pas de fait; mais ce n'est encore qu'un danger de moins : nous restons toujours exposés à la fureur de la faction et à l'ascendant de Coligny.

LB DUC DB GUISE. — Quc faut-il faire t

(*) Tavanne», XX VU.

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LA PROSCRIPTION DE LA SAINT-BARTHÊLEMY

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