SCÈNE IV
LE ROI, LA REINE MÈRE, LE DUC DE NEVERS
LB BOi. — Eh bien, madame^ les moyens de finance viendront-ils au secours de l'armée?
LA BxiME MÀBB. — Il Serait bien nécessaire, car il est temps que l'armée vienne au secours de la religion catholique. Les huguenots gagnent bien du terrain. Il se répand que leurs armées sont près de se joindre, et se dirigent sur Blois.
LB Boi. — L'argent remédierait bien vite au mal. Mais où en sommes-nous pour l'argent?
LA BEiNi MèBB. — - Je u'cu sais rien... si ce n'est que les états sont mal disposés et que nous n'avons pas un liard pour faire la guerre (*), pas un seul liard ; et que vous n'avez presque pas de quoi vivre (**). ( Elle se tourne vers M. de Never* en riant bien fort, ) Mon cousin, nous nous serons mis bien avant dans tout cela : Dieu sait comment nous en sortircHis f **).