ACTE II, SCÈNE X
1.AHURE. —Eh! non, monsieur, ce n'est pas pour les incarcérations faites cette nuit; c'est, au contraire , pour celle qui n'a pas été faite; c'est pour Theureuse évasion de monseigneur le Dauphin, qui a si miraculeusement échappé aux funestes desseins d'une cour perverse...
PBEMiEB yARGUiLLiKR. — Bravo ! c'est bicu trouvé.
DEUXIÈME MABGUILL1LB. — C'est SaVOir SC
retourner !
PBEMIEK UABGUILLIEB. — La girOUCttC dc
notre clocher ne tourne pas mieux que cela.
LE PEUPLE , dans la cour. — A bas Lahure î à bas les marguilUers! Monseigneur le Dauphin! Monseigneur le Dauphin !
LAHuiE. —Girouette tant qu'il vous plaira. (// va au balcov.) Envoyez ici des députés; on vous expliquera...
LE PEUPLE, dons la cour. — A bas! à bas! à bas!
LAHUBE, nu balcon. — Envoyez ici des députés; on vous fera connaître... (Aux maiguilliers.) Par^eu, vous êtes bons avec votre girouette, quand il y va de la tête, ou des oreilles tout au moins ! Mai*guilliers de seconde et troisième ligne, savez-vous seulement ce que c'est qu'une girouette? (Ils rienl.) Non, vous ne le savez pas. Ce que vous voyez tourner au vent, c'est la banderole; mais la pièce principale de la girouette, c'est le pivot; c'est le pivot qui est fixe, inunobile, invariable sur le comble de l'édifice, et qui en fait la solidité : c*est l'homme public ferme dans sa place; c'est le marguillier d'honneur de SaintrEustache, assis invariablement sur l'édifice de la fabrique.