SCÈNE III
faire repentir. Sans me hasarder, monseigneur, à vous donner des conseils qui peut-être vous paraissent indignes d'être écoutés, je vous supplie d'en prendre encore de vous-même; de donner une sérieuse attention à tout ce que vous diront votre raison, votre conscience, à ce que vous dira votre honneur même, bien auti*ement compromis par une faute contre le devoir, qu*il ne le serait par la disgrâce d'une infidélité que rien n'autorise même à prévoir (*).
LB PRINCE DE coNDÉ, d'uti tOH ffOid ct réservé. — Monsieur, je réfléchirai sur ce que vous me dites, je vous le promets; je ne précipiterai rien, naignez-moi, et gardez>-moi vo^ tre bienveillance. J'aurai encore besoin de vos conseils.
LE DUC DE SULLY. — Monseigucur, pardonnez la rudesse de mes paroles. Elles me sont suggérées par un sentiment pur d'affection pour le roi et pour vous; car je confonds vos intérêts avec les siens, et suis convaincu qulls ne peuvent en être désunis qu'au détriment de run et de Tautre.