SCÈNE III
LE DUC DE SULLY, seul, après s*éire promené quelque temps en pensant profondément.
Je ne puis me dispenser d'avertir le roi du desr sein de monsieur le prince. . . J'entends d'avance le roi ; il me répondra : c Grand maître, vous « avez toujours les fantaisies les plus extravaa gantes du monde. Quelle apparence y a-i-il « qu'il s'en aille, n'ayant moyen de vivre sans a mon aide(**)î — Sire, répliquerai -je, il a peut se passer de vous ; je vois bien des pera sonnes qui sont de cette menée, et qui vous « trompeni d'autant mieux que vous aidez à
n « Dès le mois d*avril , peu après ses fiançailles, et avant ce mariage même, M. le prince, déjà inquiet des empressements du roi, avait comploté à Paris, avec un agent de la cour de Madrid, de passer en Espagne avec sa femme , aussitôt qu'il l'aurait épousée^; et même il avait déjà reçu de l'argent pour cela, et le roi en a été informé à Fontainebleau , après les fctes de Pâques. » (L'Écluse, t. V, p. 280, édition de M. Pe^ titot, t. Vllï, p. 97.)
(**) Ce fut en effet la réponse que le roi fil à Sully, (Édition do M. Petilot, t. Vllf, p. |3i )
LA MORT DE HENRI IV
« vous tromper vou&-méme. . .» —Quelqu'un 1 ■ Des chevaux, que j'iùlle au Iiouvre !