‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 325 sur 478 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

M. HOC, M. AUGUSTE

Le Doux de sa maison me croit fort entêté,

Mais il y met un prix qui m'en a dégoûté.

Croyant qu'il m'en ferait payer la fantaisie,

Il me Ta fait passer, et je l'en remercie.

Quatre cent mille francs 1 l'achète qui voudra.

J'en reste locataire^ el quand il me plaira

Je pourrai déloger ; cela m'est plus commode.

S'attacher, se fixer : détestable méthode !

Il est bon de pouvoir changer de logement...

Ou n'est pas toujours mieux, mais on est autrement.

Cependant, mon cher frère, en vain je me le cache,

Dans cette maisonn^i quelque chose m'attache...

Vous ne devinez pas?

M. AUGUSTE

Quoi donc?

M. HOC

Sans l'acheter, Sans la louer non plus, je pourrais y rester.

M. AUGUSTB.

Je ne vous comprends pas.

U. HOC

Ah! VOUS devez m'entendre..

M'alUant i Le Doux, et devenant aon gendre...

H. AU6HSTB.

Bon ! épouser Albine ! Ah ! c'est fort bien pensé. Je trouve, en vérité, ce projet fort sensé.

M. HOC

Mon àme du danger est moins intimidée.

Je veux me marier ; c'est chose décidée. J'envkage le sort de tant de vieux garçons Dupes de tout le monde, et remplis de soupçons... Voulez-vous au plus tôt m'arranger cette affaire?

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