OU L'HOMME A PRÉCAUTIONS
M. DE LA CAUTELLE. — Ossout très-bien... Votre couleur est^lle solide?... car on voit des portraits p&lis, effacés au bout d'une année...
M. MUTILABT. — Jc les garantis pour trois ans. La chimie moderne nous a donné des principes sûrs. Je ne serais pas de l'époque si je les ignorais. A Rome...
M. DE LA CAUTELLE. — Ah ! VOUS avez étudié à Rome?
M. MUTILABT. — Trois graudcs années.
M. DE LA CAUTELLE. — Avez*vous remporté des prix à l'Académie?
M. MUTILABT. -* J'ai OU uu Bccessit ; il y avait une cabale...
M. DE LA CAUTELLE. — ÊtCS-VOUS de l'Aca-
demie de peinture?
M. MUTILABT. -^ Non, moDsieuT; avec le temps, et beaucoup d'étude, j'y pourrai aspirer dans quelques années.
M. DE LA CAUTELLE. •** Cette modestîe est fort bien. [A part.) Coquin de portier! (Haui.) Êtes-vous connu de M...
M. MUTILABT. — * Oui , moDsieuT.
M. DE LA CAUTELLE. <-^ Dc qucl autre maître encore?
M. MUTILAIT. <* De M...
M. DE LA CAUTELLE. — Ils foUt CaS dC VOUS?
M. MUTILABT. — * Ik aiment ma docilité.
M. DE LA CAUTELLE, à part. — C'cst luie bonne qualité... Coquin de portier! {Haut.) Voulez-vous faire mon portrait?
M. MUTILABT. -^ Avec grand plaîsir, monsieur.
M. DE LA CAUTELLE. — * Vraiment! avec plai^ sir? La... politesse? (^1 part.) Avec {daisir? heim?
M. MUTILABT. — - Avcc UD VTBi plaîsir.
M. DE LA CAUTELLE. — Oui... mais, je dis, Avec ce plaisir d'imagination qui aide le talent,qui donne de la vie à un portrait, qui rend la physionomie avec toute son expreasionT
M. MUTILABT. •*- MonsieuT, la vôtre me revient beaucoup.
M. DE LA CAUTELLE. — EU vérité ! VoyODS...
qu'est^e qui vous plaît en moi?
M. MUTILABT. -^ Vos tnûts sont réguliers, mais votre physionomie a quelque chose d'indéterminé et de variaUe qui est très-inquanU
M. DE LA CAUTELLE. — Qu'euteudez-vous parla?
M. MUTILABT. — Pbt cxeinplc, vous avez le