‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 389 sur 478 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M. MUTILART, sbul.

{Il ferme la porte à clef.)

Eh bien ! cet étourdi, il laisse là son habit... Cela n'a pas de tête... tout rusé qu'il est... (iZ se met à l'ouvrage; il taille avec un canif la figure de fénus dans le tableau, et C enlève. ) Belle Vénus l tu es à moi ! Mettons maintenant la copie à l'indigne place où l'on t'avait nichée. ( // remplace la Vénus originale par la copie qu'il a apportée.) Ça est impossible à reconnaître. (Il la regarde.) Celle-ci est, ma foi, plus belle que l'autre. Il est vrai qu'elle est décrassée, et celle-ci enfîmiée 1 Mettons-la toujours en sûreté. ( // regarde celle qu*U a enlevée, il la met dans la poche de son habit qui est sur le dos d^une chaise.) Non, non, je fais là une imprudence : si M. de la Cautelle s'avisait de foutller dans mes poches! Il vaut mieux mettre

ma conquête dans celle de ce frac, qui appartient à la Ruse. Cela fera que je pourrai faire bAiller les poches du mien, de manière qu'cm y verra jusqu'au fond. (// met la téie de Vénus dans la poche de côté du frac de la Ruse.) Maintenant, nettoyons le tableau. (// verse quelques gouttes de son flacon dans une cuvette, et avec une éponge il nettoie les Amours du tableau.) J'entends quelqu'un. Vite, ouvrons la porté , qu'on ne soupçonne rien. ( // tourne la elff, et se remet à l'ouvrage.)

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