M. ET MADAME DE LA CAUTELLE, MUTI- LART , LA RUSE
M. db la cautbllb. — J'étouffe! quelle chaleur !
MADAMR OR LA CAUTBLLB. -— AuSsi, COnunC
vous voilà vêtu !
M. DB LA CAUTELLE. — Jc craiguais la pluie. ( // défait sa redingote. ) Madame , voici Tai^ tiste dont je vous ai parlé ; j'ai voite vous le faire connaître , parce que c'est lui qui va me peindre pour que je puisse, enfin, vous donner la satiaiîction dont vous avez la bonté de me solliciter depuis si longtemps. C'est un homme de talent, et très-moral. 11 raccommode et nettoie aussi les tableaux. Voyez celui-ci, qui n'est que depuis une demi-heure entre ses m^ins.
MADAME DB LA CAUTBLLB. — Cette figure de Vénus est ravissante !
M. DELA CAUTELLE. — Etccs Amours! C'ost admirable !
M. MUTILART. — Mou Dicu ! uuc goutte de ce délayant, un peu d'eau claire, une éponge, une main légère et de la patience, il n'en fout souvent pas davantage pour foire valoir une galerie cent pour cent de plus.
M. DE LA CAUTBLLB , à sa femme. — 11 n'est pas charlatan, conune vous voyes.
MADAME DR LA CAUTBLLB. — Jc SUis pCTSUa-
dée du mérite de monsieur. Mon ami, puisque vous me rendez la justice de croire que je mets on grand prix à posséder votre portrait, ne pourrais^ pas me flatter que vous seriez bien aise d'avoir aussi le mien ; et pui^ que nous avons le boqbeur de posséder ici un artiste aussi distingué, ne me permettrei-vous pas d^en profiter pour...?