‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 399 sur 478 · LA MARQUISE, LAFLEUR · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, LAFLEUR

- LA MARQUISE

Lafleur, mon cher Lafleur, vous devez avoir vu. Tout à l'heure, un jeune homme?

LAFLEUR

Et que j'ai reconnu.

C'est monsieur Dubosquet.

LA MARQUISE

Je crois que c'est lui-même.

Il paraissait chercher... Son embarras extrême...

LAFLEUR

Oui, madame, il cherchait en effet., à vous voir. Je n'ai pas fait semblant de m'en apercevoir.

LA MARQUISE

Et pourquoi, s'il vous plait, éviter sa rencontre.'

LAFLEUR

Il ne me cherchait pas... S'il est là, qu'il se montre.

LA MARQUISE

Mais, s'il a des raisons... peut-être le respect...

LAFLEUR

Je crois qu'il fait très-bien d'être fort circonspect.

Si sa visite ici n'était pas fort utile...

Elle pourrait donner à jaser par la ville.

Il peut craindre, d'ailleurs, d'interrompre le cours

Du bonheur dont jouit un mari de deux jours.

LA MARQUISE

Ce langage est plaisant.

LAFLEUR

Madame ignore-t-elle Qu'à sa porte, vingt fois, je fus en sentinelle r

LA MARQUISE

Quand?

LAFLEUR

J'étais le mentor du jeune Dubosquet, Et je servais, de plus, au père de valet. Lorsqu'il y a dix ans...

LA MARQUISE

Eh bien donc, courez vite !

Retrouvez ce jeune homme ; éloignez sa visite. Jusqu'à ce que je sache en quels lieux, et conunent, Je puis le recevoir seule, et commodément.

LAFLEUR

J'y cours.

LA MARQUISE

Revenez vite.

Page 1