ACTE II, SCÈNE lU
Elle me reproduit mes plaiûrs les plus chers. C'est un état charmant, que je veux peindre en vers. (Elle écrit,)
MADEIGAL
Sur la rencontre imprévue d'un amant.
a Amour, ton pouvoir est extrême ; « Tu triomphes de ma rigueur, « Et je m'aperçois que mon cœur • Est bien plus à toi qu'à moi-même.
« Aujourd'hui j'ai vu mon amant ; « Mon cœur l'a retrouve charmant ; N Mes yeux ont trahi mon courage, > Et, par leurs regards adoucis, » Ils ont dit, d'un muet langage :
« Ah I je t'aime encore, Thyrcis. •