‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 402 sur 478 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LAFLEUR, seul,

L« marquis, inquiet de son premier lien,

Ce matin m'en parlait, et, dans son entretien,

H est clair qu'il craint moins que la vieille marquise

Ne découvre à Béziers sa nouvelle sottise.

Que de voir la nouvelle apprendre, dans Paris, Qu'elle vient d'épouser le plus fou des maris. Quel bruit elle ferait, et quel affreux esclandre ! Mais je donne au marquis, moi, de quoi se défendre. Ce billet (*) garantit son absolution; Il entre, avec ses torts, eu compensation. Oui , je vais à l'instant, sans le moindre scrupule, Faire lire, au marquis, ce papier ridicule. Dira-t-on que j'intente une accusation , Ou que ma confidence est une trahison ? Le marquis a besoin d'un titre à l'indulgence. Je le lui donne, et non des droits à la vengeance. Sans doute on doit garder, sous peine de mépris. Les secrets confiés, non les secrets surpris. Celui-ci m'est livré, comment ? par l'impudence. Ah ! l'indiscrétion n'est pas la confiance.

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