‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 411 sur 478 · LA MARQUISE, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, LE MARQUIS

LE MARQUIS

Marquise, excusez-moi ; je suis, vraiment, fâché.

LA MARQUISE

Monsieur...

LB MARQUIS

Mais, c'est qu'au fond je vous suis attaché.

LA MARQUISE

Je le vois.

(Elle veut se retirer,)

LE MABQUIS.

Un instant... Vous êtes affligée?

Que je dise deux mots, et vous serez vengée.

' LA MARQUISE

Vous plaisantez, sans doute!

{Avec amertume.) Ah ! qu'il ^t généreux De se railler des gens que l'on rend malheureux i Qu'un époux inquiet poursuive avec colère Les preuves d'un amour que cache le mystère, C'est bien. Mais, il s'arrête alors qu'il peut punir, Car c'est punir nos torts que de les découvrir.

LE MARQUIS

Cette leçon sévère annonce l'indulgence Qu'en ce moment fâcheux, je réclame d'avance ; Car, après avoir fait votre accusation, Il me faut en venir à ma confession.

LA MARQUISE

Je ne vous entends pas.

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