‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 437 sur 478 · LA FOIRE D'ALENCON · texte numérisé non relu

LA FOIRE D'ALENCON

M. LEDUfi. — Qu'on me cherche une scie, ou une hache... un coup de hache, dans ie pivot, trahchera la difficulté.

aouGOT. — JTcrais ben qu'ça tranchera...

Mais, ça m'cassera les os d'tomber d'si haut.

M. LEDDB — 11 a raison. Gomment Ta^-t-on élevé là-haut?

LE GABDB. — Il avait recommandé qu*on le soutînt solidement quand on Ty aurait tiré Tâne d'entre les jambes, et j'n'avons rien trouvé de plus solide que le cric de la remise, qui sert à élever les voitures.

M. LBDUfi. — Mais, qui est-ce qui a fait monter ce cric?

LE GARDE. — Monsicur, ce n'est personne.

Faut bien croire qu'il a monté de lui-même.- C'est malin, un cric!

M. LKDUB. — Mon pauvre Hougot, c'est un tour qu'ils t'ont joué, pour que tu n'oublies pas la foire d'Alençon.

HouooT. — Ah ! monsieur» ben sûr qu'je n'irai plus que quand je ne pourrai pas faire autrement et qu'il y aura de bonnes raisons, comme quand ma fenmie aura besoin d'une botte d'allumettes et d'une demi-livre de chandelles.

M. LEDUB. — Je vois quc tu es bien corrigé ! Allons, qu'on lâche la bride du cric, et que cela finisse. Hougot, tiens-toi bien !

aouooT. — Ben obligé, mon... monteur.

(On laisse descendre le cric, et la toile tombe.)

FIN

MADEMOISELLE ZIGUETTE,

ET

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