BAPTISTE, LA JARDINIÈRE
BApTisTR. — Madame la jardinière, il me
faudra un lapin pour rôtir aujourd'hui, et deux poulets à fricasser.
LA JABDINIÈBE. — Combieu Ics payera-t-on?
BAPTISTE. — D'abord, je porterai les trois pièces pour quatre sur le mémoire, et puis je les compterai pour trente sous chacune
LA JABDINIÈBE. — Oh ! c'cst bicu payé!
BAPTISTE. — Comment, au prix où sont les grains!
LA JABDINIÈBE. — Mais, c'cst uiousieur qui les toumit.
BAPTISTE. — Oh! si vous le prenez comme ça, je n'ai rien à répondre. Mais, il est censé que ce n'est pas monsieur qui nourrit ces animaux-là. Et de quoi les noorrit-il? Est-ce la peine d en parler? Et puis, qui a la peine de les nourrir? n'est*ce pas nous?
LA JABDINIÈBE. — Ditcs douc, tnot; car ça ne vous fait pas beaucoup maigrir.
BAPTISTE. — Et qui est-ce qui vous donne la pratique du château?
LA JABDINIÈBE. — AUous , allous, passons là-dessus... {Elle rentre.)