ACTE II
infliger à Fhérîiier du trôiie une correction corporelle. Ce n'est pas trop d^un seigneur de race illustre...
LE COMTE DE DAMMABTIN. — OÙ en VCUt-il
venir? qu'est-ce à dire?
BRf.ssiLLE. — Je pense qu^in seigneur seul peut avoir reçu du ciel un tact assez fin et assez sûr pour mettre dans une correction de ce genre les nuances^ les convenances, les bienséances...
LE COMTE DE DAMMABTiN. — Lcs révéreuces, peut-être! {A part.) Ce faquin voudrait-il me compromettre avec le roi? Pi'enons garde. (Haut.) Mon ami, réfléchissez à ce que vous allez dire...
BBfissiLLE. — Les pèi-es n'ont jamais rougi de comgar leurs enfants; les enfants ne sont point dégradés par les corrections qu'ils reçoivent de leurs pères!... Le gouverneur d'un prince représente son père ; nous autres sous- [Mrécepteurs, à peine pouvons-nous être comparés à des frères aînés : le droit de correction n'appartient pas aux frères dans les familles.
LE COMTE DE DAMMARTIN, à part. — Si TOU
mettait cela en tête au roi !... maugrebleu !
M* oALEOTus. — De la mesure, messieurs, de la mesure I Monseigneur, ces messieurs n'entaodent pas la question. Messieurs^ monseigneur n'a pas mis en question à qui de vous devrait être remise Texéculion de Fordre du roi. Monseigneur pense au contraire que c'est aux fenunes et non aux hommes qu'elle appartient, parce que la faute à punir est du temps des femmes. Je vous ai réunis, par ordre de monseigneur, pour vous dire que son intention est d'épargner à ses subordonnés une si triste corvée. Ainsi vous devez des remerclments à monseigneur...
MONTfiNAc. — Monseigneur excusera notre méprise.
BREssiLLE. — Nous Ic prious de pardonner...
MONTBNAc. — Nous sommcs pénétrés de reconnaissance...
BBEssiLifE. — Monseigneur aplanirait toute difficulté...
LE COMTE DE DAMHARTIN. — VouS UC COn-
naissez pas votre ennemL C'est la duchesse d'Alençon... Mais je prendrai votre parti, d'autant qu'elle ne consulte que son intérêt, sans s'inquiéter de son élèv(î. Elle veut rester de