‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 65 sur 478 · SCÈNE X. UT · texte numérisé non relu

SCÈNE X. UT

ordre... et que mon ministère fut acrr«?dit*» près de lui? Il ne servirait à rien que je fusse masqué, s'il fallait que je parlasse pour expliquer ma mission': le prince me reconnaîtrait à la voix.

LA DUCHBSSB d'obléans, à la duckcsse d'Alençon. -^ Je n'ai pas la force nécessaire pour parler à mon fils; mon visage trahirait le secret de mon cœur.

LA DUCHBSSB d'albnçon. -^ Vous pourriez lui écrire de manière à lui faire sentir sa faute, et le disposer à la soumission qu'exige l'ordre du roi.

LA DUGHBssB D'OBLÉANS. — Ma chèrc duchesse, rendez-moi le service d'écrire ce qu'il faut que je dise, je le transcrirai de nuà main. . . Vous trouverez mieux que moi les choses convenables.

LA DUCHBSSB d'albuçon. — Très-voloutiers. (Elle écrii.)

xoNTBNAc. — Pour quc le prince ne pût me soupçonner d'être l'exécuteur de l'ordre, il faudrait que je me rendisse tout de suite près de lui, que je l'entretinsse de quelques idées amusantes. Pendant que je serais avec lui, arriverait la lettre de madame la duchesse ; on la lui remettrait devant moi. Je me retirerais. J'irais prendre au plus vite mon déguisement, et je rentrerais aussitôt pour exécuter ma mission.

LA DUCBBSSB d'albnçor. — Voilà, madame^ ce que j'écrirais au prince.

LA DUCHBSSB d'obléans. — Qui chargcrai-jc de cette letti*e?

MOfiTBif Ac. — La demoiseUe Henriette étant instruite, et ayant marqué de la bonne volonté, elle ferait la chose très-convenablement.

LA DUCHBSSB d'oBLÉANS. — AIIOUS , HUI

chère duchesse, allons terminer cette triste affaire.

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