‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 68 sur 478 · LE COMTE DE DAMMARTIN, LA DU- CHESSE D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

LE COMTE DE DAMMARTIN, LA DU- CHESSE D'ORLÉANS

la bucHBssE D'oRLéANS. — La visitc du comte de Danmiartin me présage un heureux changement dans les volontés du roi.

XE COMTE DE DAMMABTIN. — Ma visite U'CSt,

madame, qu'un effet de mon zèle pour ce qui vous intéresse : le roi est d'une mauvaise humeur qui tombe sur tout ce qui rapproche. LA DUCHESSE d'obléans. — Quc la causc de

cette mauvaise humeur est légère, et diq>roportionnée avec le trouble qu'elle répand ici !

LE COMTE DM DAMMABTIN. — MoiuS l'objet de

son mécontentement est important , plus la contrariété Tofl^ense, parce qu'elle l'occupe plus longtemps cpie la chose ne vaut.

LA DUCHESSE D'oBLÉAiis. — Aiûsi io roi pcrsiste?

LE GOMTB DB DAMMABTIN. — TOUJOUTS. Le

roi ne démord jamais de ce qu'il a une fois voulu, surtout quand il l'a ordonné.

LA DUCHESSE d'oblIans. — Je uc veux pas résister à sa volonté. Mais comment se peut-il que l'étourderie d'un enfant mette un tel mouvement dans l'esprit d'un grand monarque?

LE COMTE DE DAMMABTIN. — Une founui

dans l'oreille d'un lion suffit pour le mettre en fureur.

LA DUCHESSE d'oblbans. — DoDuez moi la satisfaction de convenir que le sujet de cette affaire est \Âen peu de chose.

le COMTE DE DAMMABTIN. — ^Eo ello-méme ce n'est rien. Mais tout ce qui rappelle au roi des choses graves, est grave.

LA DUCHESSE d'oblbans. — Coustemer cct enfant dans sa première joie !

LE COMTÉ DE DAMMABTIN. — C'est la première joie d'un prince naissant.

LA DUCHESSE d'oblbans. — L'humilier dans ses premiers mouvements d'honneur I

LE COMTE DE DAMMABTIN. — Lc roi y VOit

un germe d'orgueil et d'ambition.

LA DucHBssB d'obléans. — L'anéantir dans le premier sentiment de son existence!

LE COMTE DE DAMMABTIN. —Ditcs do la destinée qui l'appelle au trône.

LA DUCHESSE d'obléans. — Lc pauvTC enfant ! c'étaient aussi les premiers élans de son bon cœur! Comme il s'exprimait hier, et comme il se promettait de témoigner aujourd'hui sa reconnaissance à sa sœur d'AIençon, à Henriette, à tout^ les personnes du service qui finit!

LE COMTE DE DAMMABTIN. — POUr Cela, Ic

roi n'y trouve point à redire.

LA DUCHBSSB d'obliéans, avec intinuatian* — Comme il se proposait de faire en sorte de gagner votre amitié !

LE COMTE DE DAMMABTIN. — Mon amitié! iL l'a* je vous assure, madame... Et véritablement c'est un très-aimable enfant.

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