ACTE l, SCÈNE V
« contre elle et les Armagnacs. Les informa- «tions données à la reine ne font pas cona naître le jour et le moment où la conspirac< tion se propose d'agir. Prenez vos mesures a en conséquence. Quoi qu'il arrive^ comptez a sur mon zèle et sur quelques amis secrets «qui sauront entretenir les dispositions du « peuple^ et les mettre à profit pour votre sd- « reté. »
Mes amis^ nos affaires vont mal.
LE DUC DE BAB. — Qucl cst le traitrc?
MABcoiGNET. — Il parait qu'il n'a pas dit l'heure ni le jour; cela nous sauve. Si leurs précautions ne sont pas prises en ce moment^ elles le seront trop tard.
LE DAUPHIN. — Il faut les prévenir. Séparons-nous. Allons nous armer, et ne perdons pas un moment. Je vous attends ici dans une demi-heure. Nous irons vers les halles, au lieu d'attendre au Louvre l'affluence du peuple.
{Ils se séparent; il ne reste que quelques officiers pour le service du prince. Des écuyers portent des armes y une armure, un casque ^ et une cuirasse , dans la pièce du fond , où le prince s* est retiré.)