SCÈNE XII
LES PRÉCÉDENTS, excepté MONTENAC.
LA DUCHESSE d'obléans. — Madame Tabbease, vous voyez, personne ne peut gouverner ce caractère. Je vous prie de détourner de lui la colère du roi.
l'abbbsse de pontbvbault. — La colère du Poi I le roi ne sera point en colère, j'en suis persuadée ; il est sévère, mais narquois: il aura du plaisir à voir Wiomme fait, joué par un en- Éant malin ; le mauvais serviteur, puni par un petit cousin qui venge le maître; le plus coupable enfin, par celui qui l'est moins.
LE DUC d'oblàans. — Madame Tabbesse , chargez-moi de corriger vos béguines, vous verrez que tout ira bien à Fontevrault.
l'abbbsse de fontbvbault, à la duchesse d^ Orléans. — Calmez-vous! (Au duc.) Mon cher frère, d'autres soins m'amènent ici : j'ai précédé Madame, votre fiancée, qui vient, aj3compagnée de ses gouvernantes, au bal de votre anniversaire ; et je me réjouis de vous
voir entrer aussi gaiement dans votre adolescence.
LE DUC D'oELiANs. (// s' approche d'Henriette et lui prend ta main.) ^ Ma chère Henriette, je te remercie : je reconnaîtrai ton bon office; je veux que tu sois mariée, en même temps que moi, à un gentil petit mari. Ce sera bientôt, et je te retiens pour être la nourrice de mon premier enfant.
hbnbiettb. — Me voilà prête à tout ce que voudra monseigneur.
LA DUCHESSE d'alençon. — Nc faudrait-U pas aller au-devant de Madame?
LA DUCHESSE d'obl^ans, has, à la duchesse d'Alençon. — Je ne suis pas tranquille sur ce que le roi pensera de ceci.
LA DUCHESSE D^ALENÇOIf. — Je VOis IC COmtC
de Danunartin! tout va s'éclaircir.