LE PELOUX, LE COMTE DE BOSSU
LE PEL0U3L. . — Comte, un mot ! je ne vous retiens qu'une seconde. Je tiens Vordre d'arrêt. Je suis convenu avec Fempereur qu'après l'avoir vérifié, je lui ferai remettre, à dîner même, un paquet contenant de prétendues dépêches de Belgique, que nous avons fabriquées ici de concert : elles appellent l'empereur en toute diligence, pour arrêter les progrès de la révolte des Gantois. Au moment où je vous parle, on lui remet cette lettre : sa litière doit être à la porte. Ses relais sont prêts sur toute la route ; il va certainement quitter la table, et le fera en homme troublé des nouvelles qu'il reçoit, et en s'excusant à sa manière près du roi; et sans retard il montera dans sa voiture.
LE COMTE DE BOSSU .— Commcut ! il n'attendra pas la fin du dîner ?
LE PELOUX. — Non; il ne veut pas courir le risque d'être précédé à Arras par un nouvel ordre qui pourrait être si vite expédié. Et puis il faut que son trouble paraisse le dominer !
LE COMTE DE BOSSU. — Mais sa voiture arrivée à la porte du château aussitôt que sa lettre !