CHAPITRE III
Conséquences morales du système de cour de François 1*''. Dissolution de la cour de François I'*', de celles de Henri II et de Henri UI.
Nous avons présentes ces paroles de Pierre Matthieu, historiographe de Henri IV, qui avait la confiance de ce prince, et que de Thou a pris pour guide : « Le roi François fut le pre- « mier qui démasqua l'amour, le fit marcher a en plein jour, honora et récompensa Timpu- « dicité. Sur son exemple, le roi son fils (Hen- « ri II) ne fit plus de scrupule d^avoir en même « table la femme et la concubine. »
Brantôme^ dans son quarante -cinquième discours, qui concerne François I«% confirme que l'incontinence des femmes de la cour date de ce prince, et a continué sous ses fils et petits-fils.
Caiarles^Juint nous atteste la même vérité, et en déplore les conséquences. Conversant avec Brantôme à Fontainebleau, « il blâma fort le a roi de deux choses qui avaient apporté plu- « sieurs maux en la cour et en la France^ a non-seulement pour son règne, mais pour a celui des autres rois ses successeurs : Pune, a pour avoir introduit en la cour les grandes a assejnJblées, abords et résidences des dames; a et l'autre, pour y avoir appelé, installé et arec rété si grande aflluence de gens d'Église. »
On observera, peut-être ici, que la critique des assemblées, abords et résidences des dames, n'est pas un reproche de dissolution qui confirme celui de Pierre Matthieu. Mais les réflexions de Brantôme, sur les paroles de Charles-Quint, déterminent bien précisément le