‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 4)Chapitre 80 sur 359 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

On Toit bieo, daas rarrangement de la saUe où se tiaient les étaU de 1467, i« la distinciion des prélats qui oocapent un banc élevé dans le second parquet à la droite du roi, et en tace des princes ou êeignmrs du Êong. En considérant ce banc avec des préventions aristocratiques, on dira : VoUà le cierge; 2* en arrêtant ensuite les yeux sur les bancs du troisième parquet, placé derrière le banc des princes, on voit là les comtes, barons, nobfes et êeigneun, et l'on dit : VoUà la noblesse; 3* en regardant les bancs du même parquet qui sont placés derrière les prâats, on voit les gens du conseil du roi, et Ton dit : Voilà le premier essai de ce quatrième ordre, qui, «r la suite,, a paru devoir un moment se former de la magistrature.

Mais quand on tourne les yeux vers la partie du tiers parquet, qui occupe tout le bas de la salle en Jbce du parquet royal, on est fort surpris de voir une cbose à laquelle on ne s'attendait pas : au lieu de trouver là le tiers état pur et simple, les roturiers, les plébéiens, on y voit des hommes des trois états, et le clergé dans la proportion d*un tiers avec les laïques. Alors on est obligé de revenir sur les premiers aperçus, et il faut bien se dire, après nouvel examea : 1* que ce. qu*on a pris pour Tordre du clergé n*était que la prélaiitre; !• que ce qu'on a pris pour Tordre de la noblesse n'était que la haute Vopthnatk, la grandesse, lajNiirle.

Cette première vérité éctaircie, on peut, sans obstacle, en découvrir une autre qui devient alors trèsfrappante : c*est que les prélats assis dans le second parquet, et les grands assis dans le troisième parquet derrière les seigneurs du sang, et les gens du conseil du roi et des princes, ne se trouvent là en vertu d'aucune élection ; ils y sont les uns en vertu de.leur dignité, les autres de leur grandeur ou grandesse personnelle comme grands feudataires, les autres en vertu de la nomination que le roi a faite de leurs personnes aux places de son conseil, tous sur une convocation immédiate et individuelle faite par le roi. On voit tout autre cbose dans la partie du bas du tiers parquet : là les gens du dergé,. les nobles et les bourgeois sont élus; seuls ils sont qualifiés de représentants par Prévost; seuls, en effet, ils ont le caractère représentatif. — Maintenant que conclure de toutes ces circonstances, si ce n'est ce que j'en ai inféré depuis la page 30 jusqu'à 34, et suivantes, du Mémoire sur Louis XII? — Que les seigneurs et prélats, et gens du conseil, convoqués par Louis XI, formaient une chambre haute, une chambre de prérogative, divisée en plusieurs bancs graduels, qui peuveut être regardés comme correspondant aux bancs des ducs, des comtes et des barons en Angleterre; — et que la chambre élective, formant seule la représentation nationale, comprenait les individus de toutes les classes.

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