AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
Je n'insérerai^ dans cette collection des lettres du roi Joseph^ aucune de celles qui concernent exclusivement Tadrainistration des finances de Naples : détachées des opérations journalières auxquelles elles se rapportaient^ leur lecture n'offrirait aucun intérêt.
On trouvera ici fort peu de lettres de mon père^ qui^ ainsi que j'ai déjà eu occasion de le *dire^ n'en conservait presque jamais de copie. Ainsi, de toutes celles qu'il écrivit au roi, retiré aux États-Unis, je n'en puis produire qu'une seule , parce que je la trouve rapportée à la page 328, du tome X, des Mémoires du roi Joseph.
Mais celles que le roi , pendant son séjour en Amérique, a écrites à mon père, et dont aucune n'est rapportée dans ces Mémoires, seront toutes placées ici.
J*ai introduit dans cette collection quelques lettres de Stanislas Girardin, écrites du camp d'Outreau, où il avait accompagné le roi Joseph comme chef de bataillon dans son régiment ; leur liaison avec la situation du prince, et Fintérét qu'elles offrent, m'ont paru devoir leur assigner cette place.
Je ne reproduirai pas les lettres du roi et de la reine déjà imprimées au troisième volume ; je me bornerai à les rappeler à leur ordre de dates.
Je suis touché de l'intérêt que vous me témoignez, mon cher Rœderer; mais ne croyez pas qu'il m'étonne. Si vous voulez venir déjeuner avec moi, vous me ferez plaisir. Vous ne me saviez pas mauvaise tète parfois; c'est que j'ai toujours bon cœur.
J. Bonaparte.
Ce 2* complémentaire.
J. Bonaparte prie le citoyen Rœderer de lui iaire l'amitié de venir passer à Morfontaine dimanche et lundi prochain; il le prie de vouloir bien aussi engager son filsToni à l'accompagner.
Morfontaine, le 7 vendémiaire.