‹ Œuvres du comte P. L. RœdererChapitre 2 sur 208 · IT · texte numérisé non relu

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Lunéville^ le 23 brumaire an ix ( 14 novembre 1800.)

J'ai reçu, mon cher collègue, la lettre dont votre fils était porteur. En vérité, si je n'avais pas le désir de vous être agréable, vous me le donneriez par le prix que vous mettez au souvenir que j'ai eu de votre fils (i). Vous savez

(ij (Note de l'éditeur^) M. J. Bonaparte m'avait fait attacher à sa mission à Lunéville. Il a bien voulu me faire la même grâce chaque fois qu'il recevait une mission diplomatique : ainsi j'eus l'honneur de raccompagner à Amiens. Je fus également attaché à la commission dont il était président pour la négociation avec les États-Uni» d'Amérique, et aussi à là comtnis-

ILETTRES DU ROI JOSEPH, DE LA REINE JULIE, ETC

^cependant que je n'ai rempli qu'un devoir, car il y a longtemps que je vous avais promis de le taire voyager, si l'on me faisait voyager. La conduite et la discrétion de votre fils sont telles que vous pouvez les désirer, et je suis convaincu que j*aurai trop de bien à vous en dire si la négociation se prolonge; ainsi, je vous en prie, par amoiir, par impaticBce de la paix, ne •désirez pas que je vous en dise trop de bien.

Recevez, je vous prie, la nouvelle assurance de mon estime et de mon amitié. Je vous prie de vouloir bien me rappeler au souvenir de notre collègue Fleurieu : vous savez que je le respecte autant que vous me Faviez prédit au commencement de notre négociation.

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