‹ Œuvres du comte P. L. RœdererChapitre 113 sur 208 · MUSIQUE · texte numérisé non relu

MUSIQUE

Et quel spectacle mérite le plus de reproches à cet égard ^ dans quel spectacle nous sont venues les réflexions assez fâcheuses que nous exprimons? C'est à l'Opéra. Depuis que les absences de Lais, Chéron et Rousseau, ont laissé le champ libre à Lf*fèvre, à Bourgeois, à Leroux^ on ne reconnaît plus rieaaux morceaux qui sont en possession de charmer les amateurs. Ces jours passés^ Lefètre a chanté^ dans fphigénie, de telle manière^ que Gluck lui* même aurait méconnu son ouvrage. L'orchestre n'est pas non plus irréprochable. Quand Rey le conduit^ la pièce finit une demiheure plus tôt que quand c'est Roehefort; lequel des deux a le mouvement juste? ou le mouvement vrai est-il entre l'un et Fautre? C'est ce que nous laissons à décider.

Il est temps que le Conservatoire de musique fasse revivre les traditions des auteurs^ dans des solennités musicales^ où les vrais amis des arts^ et les théâtres jaloux de succès honorables^ puissent aller se raccorder.

(Journal de Paris , du 38 thermidor an iv. — 15 août 1796.)

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