ROI A RAYONNE , A M. ROBDERER , A NAPLES
Bayoooe, le 29. juin 1808.
Monsieur le sénateur.
Je viens d'écrireàM. GianciuUi plusieurs idées qui me paraissent raisonnables dans la douloureuse circonstance de nous séparer des plus adorables et des plus vertueux des souverains. Je crois que les hommages que je propose de mettre aux pieds du roi et de la reine honorent le sentiment dont nous sommes pénétrés, et sont le seul retour que la nation peut montrer à toute l'Europe envers les immenses bénéfices que nous a prodigués le meilleur des rois , et envers les sentiments d'amour et d'intérêt dont il nous honore.
Je prie Voire Excellence de vouloir appuyer ces idées dans le conseil, et d'en faciliter la réalisation. Il ne peut pas échapper à son esprit (ce que je ne dirais pas à M. GianciuUi) que ces idées sont autorisées, et combinent avec les idées supérieures qui dirigent toutes mes démarches.
Je prie même Votre Excellence de faciliter les ^y^sitions qui powTont être nécessaires, afin que les députés qui devront se rendre à Madrid ne manquent point des moyens qui leur seront nécessaires pour remplir leur mission. La nation peut bien supporter cette dé^ pense pour remplir le plus juste, le plus précieux et le plus honorable de ses devoirs.
Faites aussi que le choix tombe sur des personnes qui puissent être les plus agréables à Sa Majesté, et mériter davantage l'honneur de représenter la nation.
Je vous prie, monsieur le sénateur, d'agréer l'expression de mon profond respect et de ma plus haute considération.
Le marquis de Gallo.*