‹ Œuvres du comte P. L. RœdererChapitre 65 sur 208 · MIRABEAU · texte numérisé non relu

MIRABEAU

Mirabeau disait à Pabbé Maury : Mon cher abbé, vous périrez] infailliblement parla corde ou par quelque mal immonde. — Cela pourrait m' arriver^ répondit Pabbé, si f embrassais vos opinions ou votrelmattresse.

Mirabeau tirait souvent sa bourse de sa poche, et disait, en faisant sonner l'or : En temps de révolution , un homme avisé doit toujours avoir cent louis dans sa poche /

(Note de l'éditeur.) Dans le tumulte de la fin d'une séance, mon père, pressé de faire mettre à Tordre du jour une affaire importante dont il était rapporteur , écrivit à la hâte au président (Mirabeau) pour la lui rappeler, et en reçut à l'instant la réponse écrite sur son billet même.

BILLET DK M. ROKDKRBR.

« Le comité de l'imposition prie monsieur le président de mettre à l'ordre du jour de demain matin la relute générale du décret du timbre.

(( ROBDBBBB. »

RftPONSB DE M. DE MIRABEAU.

a Je demande au comité, et au très-cher secrétaire , ce que c'est que la relute? Est-ce la joute de Jacob ? Gare le dessèchement du nerf ! Au reste, il sera fait comme Rœderer désire.»

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