‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 102 sur 406 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

i46 LA BAGUE DE L'OUBLI,

Ses deux frères pourront commander vos armées , Au dessein d'augmenter ce royaume animées; L'un gouverner les forts , et l'autre les vaisseaux.; L'uii vous servir sur terre , et l'autre sur les eaux.

LE ROI

Ordonnez de Tétat de toutes ces affaires ,

Et des provisions qui leur sont nécessaires.

Je donnerai mon seing, pour me mettre en repos,

A tout ce que vous deux jugerez à propos.

LJÉONOR.

Si votre majesté jusqu'à ce point m'honore. Monsieur, j'ai deux avis à lui donner encore: Alexandre a beaucoup sur le sceptre attenté ; Sa mort est nécessaire à votre sûreté.

Pour le comte étranger, qui lui tient compagnie, On dût avoir d'ici sa présence bannie.

LE ROI

Conserve, chère sœur, le souci de mon sort: II suffit , ton conseil est l'arrêt de sa mort. Qu'on punisse aujourd'hui ce sujet infidèle , Qu^on sépare du corps sa tête criminelle. Ami , porte à nos gens cet arrêt de ma part , Et dis-leur qu'on ne peut le dépêcher que tard. Que l'intérêt public défend qu'on lui pardonne , Et que son châtiment importe à ma couronne.

FILÈNE.

Ah ! sire , que Ton tient ce seigneur innocent !

LJÉANDRE.

Tu trames ta disgrâce en désobéissant.

Hâte-toi seulement , ou cesse de paroître. Si tu ne veux là-bas accompagner ce traître.

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