LILIANE, LE ROI, FABRICE, MÉLITE
LE ROI
Approche, mon soleil.
Que j'égare mes vœux dessus ce teint vermeil ; Mon âme , par un sort si long-temps altérée , Ne sera qu'en ces fleurs désormais égarée ; Mes maux trouvent leur^u en cet heureux moment. Et, s'il m'en reste aucun , c'est l'amour seulement. Léandre et Léonor, d'une rage commune, Ont voulu sur ma perte établir leur fortune. Vois-tij ce diamant?
FABRICE
Enfin je l'ai défait.
LE ROI, tenant des caractères sous la pierre en un
petit morceau de papier.
Ces lettres ont causé ce malheureux effet; Efface cet écrit et le remets en sorte Que sans aucun danger désormais je le porte : Je veux un peu flatter leurs esprits languissans , En témoignant encor d'avoir perdu le sens.
(Le roi remet Tanneau.)
Est-il rejoint? apporte; et cours en diligence Leur dire que le roi désire leur présence.
(i Fabrice va quérir Leandre et Lëonor.) LILIANE
O ciell qui vit jamais un accident pareil, Je doute en cet état si je vois le soleil.
LE ROL
Tu vois, chaste beauté , le soleil que j^adore. En regardant mes yeux où tu le peins encore.