SCÈNE VIL
LE ROI, LILIANE, LÉANDRE, LÉONOR, FABRICE, LE DUC- ALEXANDRE, LE COMTE TANCRÈDE, MÉLITE.
LEONOR
Monsieur , que vous plaît-il? on nous a fait savoir Que votre majesté désiroit de nous voir.
LIÉANDRK.
Vous me voyez la main et Tâme disposée A quelcpie intention qui me soit proposée»
LE ROI yjeignant de le prendre pour Fabrice.
Ah! Fabrice, est-ce toi? que mes yeux sont contens! Quel sort à mes regards t'a caché si long-temps?
LJÉANDRE.
Sire, je suis Léandre.
FABRICE
Et moi je suis Fabrice ; Voyez bien mon visage, il est sans artifice; Cette erreur me déplaît, et surtout aujourd'hui Je crains fort d'être pris et jugé pour autrui.
LE DUC
Sire, le comte et moi, devant votre puissance Venons sacrifier notre humble obéissance.
i66 LA BAGUE DE L'OUBLI,
LE ROI
La fortuftc des rois abonde en tant d'ennuis , Qu'à peine vous connois-je en l'état où je suis.
LÉONOR , tout bas h Léandre.
Le ciel est favorable à notre humble prière , Cet anneau l'a remis en son erreur première.