SCÈNE IL
DORANTE, DIANE, PHILÉMOND.
J)ORANTE
Page, l'on m'a vanté la douceur nonpareille
Dont , jointe aux instrumens , ta voix charme ToreilU
Qui t'a fait si long-temps celer ce que tu vaux?
PHILEMOND.
Je ne me flatte point de sentimens si faux. Quelques airs mal appris , et prononcés de même , Sont ce que vous nommez cette douceur extrême. Il est vrai qu'on m'a vu hasarder quelquefois , A ma confusion, et ma main et ma voix; J'aime ce passe-temps, mais sans espoir de plaire, Et sans autre dessein que de me satisfaire»
DIANE
Ces airs vous raviront; oyez-les seulement, Et ne vous rapportez qu'à votre jugement.