ACTE V, SCE]SE III. a5i
THÉANDRE
impt lliyménée où la femme adultère la pureté de ce sacre mystère ; L'ai-je pas dit qu'elle avait à mes yeux é ce page à cet acte odieux?
PHILACTE.
dont on punit cette flamme insensée sine Faction et non pas la pensée.
TIIEAJVDRE.
le ce pays punit Tintention ^vèrement que la mcme action.
PHILACTE.
louvant, sans passer h la rigueur extrême, ju a son déçu cette fille vous aime, s la possédez , Dorante à vos genoux endra-t-elle rien sur votre esprit jaloux?
TIIEANDRE.
àut avouer que je ne puis sans peine
soudre à briser une si belle cbaine;
lur cette infidèle eu trop de passion
ne pas regretter sa séparation;
le pour même objet même désir me presse,
na propre défaite excuse sa foiblesse,
M)us cédons aux coups de mêmes ennemis,
e je la reprends de ce que j'ai commis.
ie ce regret mon âme est agitée;
pour la conserver n'avoir point Doristéeî
X)p de passion pour cet objet vainqueur,
» chastes attraits m'ont trop touché le cœur.
a5a CLÉAGÉNOR ET DORISTÉE,
PHILACTE.
Songez -y plus long-temps, son amant vit encore, Qui saura découvrir ce soleil qu'il adore, Et sur ce différent un duel entre vous Sera le moindre effet de son juste courroux.
THÉANDRE
Pour lui comme pour moi la fin sera douteuse.
PHILACTE-
Mais pour vous seulement la querelle est honteuse; Votre longue amitié dut détourner ce mal Qui d^un ami vous fait un si juste rival.
Ah! soulage autrement cette ardeur violente j Anris, crainte, respect, Cléagénor, Dorante, Hommes, destins, ni dieux, ne sauroient arracher De ce cœur malheureux un feu qui m'est si cher. Et je tiendrai mon âme heureusement ravie. Quand ses moindres faveurs me coûteront la vie; Travaillons dès ce jour à rompre le lien De cet hymen fatal qui s'oppose à mon bien.