ACTE V, SCENE VI. aSg
CLjfAGEJfOR.
Quoi , Doristée est morte ?
THIÎANDKE.
iîsque j*en ai tant dit, oyez de quelle sorte.
Qtendrai quel malheur a terminé ses jours; lis achevez ma vie achevant ce discours.
THÉANDRC.
1 voleur, dont l'audace à nulle autre est pareille, rprit au coin du bois cette jeune merveille , la tirant plus loin , le poignard sur le sein , pria d'accomplir son lubrique dessein.
e voulut sauver son honneur et sa vie , is aux cris qu'elle fit l'une lui fut ravie, ^u^t son poignard du sang de ce beau corps, soumit sa belle âme à l'empire des morts, surpris ce voleur la main encore teinte beau sang qui couloit d'une veine si sainte, l'amena chez moi, je le fis enfermer, ce corps précieux dans le temple inhumer, sus par une lettre en sa poche trouvée , e cette belle étoit votre amante enlevée ; r la lettre est de vous, que, depuis ce malheur, fais chercher partout pour punir ce voleur.
oi, ce monstre est ici?
THÉAKDRE, à Dorante.
Commandez qu'on l'amène.
( Diane va chercher Doriste'e.)
26o CLÉAGÉNOR ET DORISTÉE,
CLÉAGÉBOR.
Quel eflfort, quel excès assouvira ma haine? Ma main de mille coups lui percera le flanc; JWracherai son cœur, et je boirai le sang. ^