ACTE V, SCENE VII. a6i
DORISTEE.
Mon cœur, tu n'es pas mort?
Cher objet de mes yeux!
CLEAGÉNOR.
Beau sujet de mes larmes!
Vous respirez le jour et je revois vos charmes. Olnmheur! 6 transport à nul autre pcireil! Ole plus heureux jour qu'ait produit le soleil!
DIANE
IKeux! qu'est-ce que je vois!
THÉANDRE
En cette aise commune, Allons de vœux communs bénir votre fortune ; £t Ion s'entretiendra des maux qu'on a soufferts Quand nous aurons aux dieux nos hommages offerts.
(Tous sortent.)
DIANE seule, 0 l'agréable abus! que pouvoit cette belle? le cédois à l'amour et j'espérois tout d'elle ; Mais nature y pourvut, et mon honnêteté, Quoique je l'exposasse , étoit en sûreté.
FIN DE CLIÊAGÉNOR ET DORISTEE.
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HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE
OTROUy tout en composant de mauvaises k:es de théâtre , formoit son style y et mainteit déjà son dialogue avec plus d'art qu'aucun ses contemporains y entre la trivialité de la rce et l'exagération espagnole , en ce temps rt à la mode. Entraîné malheureusement par lemple de ses prédécesseurs et par le goût ! son siècle y il ne contribua que bien plus tard réformer l'action dramatique, alors d'autant Qs admirée qu'elle étoit compliquée et même nfuse. La Diane est presque inintelligible à la :ture : ce défaut étoit sans doute moins choicmt à la représentation y ou chaque personnage t facilement reconnu et distingué du spectaor parmi le grand nombre d'acteurs princikox qui concourent essentiellement à l'action s la Diane. S'il faut en croire son auteur^ elle it applaudie du puUic^ qui ne lui trouva pas.
îi66 NOTICE
dit-il, de ces beautés effrontées qui ne si plaisent que sur le théâtre, ni de ces grâces affectées qui font paraître les autres. RoMic la dédia au comte de Fies que.
Diane est sœur de Lysândre : leur mère, voulant faire passer toute sa fortune à son filSj confie Diane à un paysan de Boulogne où elle est élevée sans connoître sa naissance. Elle ith spire cependant une grande passion à Lysimant ; mais Finfidèle la quitte pour se rendre à Paris , où il recherche bientôt Orante en mariage. Diane, instruite de soti projet, le suit et entre au service de sa rivale. Sylvian, jeune paysan amoureux de Diane , court après elle et devient cocher de Lysimant. Diane gagne Faffection de sa maîtresse , et lui fait parvenir les lettres que 4e perfide Lysimant lui a jadis écrites. Orante , qui est éprise d'un certain Ariste , est ravie d'avoir un' prétexte pour rompre avec Lysimant; et celui-ci, changeant d'affection, annonce qu'il va porter ses vœux vers Rosinde. Diane, le gagnant de vitesse, et sachant qoe celte belle est fiancée avec Lysândre sans l'avoir vu, se travestit et se présente sous ce nom chez Rosinde. Mais le véritable Lysândre arrivé et réclame ses droits; étonné de voir sa place remplie , il veut punir l'imposteur, qui ne de ressource contre sa vengeance qu'en déclar
rant son sexe. Diane se découvre le sein^ et Lysandre la reconnoît pour sa sœur à un signe particulier quelle porte en cet endroit. Cette reconnoissauce amène tout à coup le denoûment. Lysimaut, voyant une grande fortune à Diane, consent délicatement à Fépouser : Lysandre s'unit à Rosinde; Orante obtient son cher Ariste ; et Sylvian se contente de Dorothée, suivante de Diane.
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ACTEURS
DIANE , sons le nom de GÉLIRÉE.
DOROTHÉE
ORANTE
LYSIMANT.
ARISTE
ORIMAND.
SYLVIAN.
FILÉMON.
LYSANDRE
DAMON
UN LAQUAIS
Exempt.
Archers.
La scène est à Parts»
COMEDIE
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