SCÈNE PREMIÈRE
DIANE seule y sous le nom de Célirée.
^leil a quitté l'humide sein de l'onde, emier de tes jours illumine le monde, orable rebut d'un infidèle amant, is aimable qu'aimé, plus ingrat que charmant. *suis, trahis ce traître, amante infortunée, li vends chèrement ta dernière journée; it de ta franchise acquis des vœux si saints, injuste mépris rend justes tes desseins; ips ses intentions , et fais contre son crime , t ce que te conseille un courroux légitime, qui vis son amour et qui vois ses dédains , outable vainqueur des dieux et des humains, ns ou récompense une ardeur si parfaite: ! je meure vengée ou vive satisfaite ; dois cette faveur aux vœux que je te rends : ir toi , j'ai tout laissé , j'ai quitté mes parens ,
ayq LA DIANE,
Et tu m'as mise au point de -servir la maîttresse
De l'objet inconstant que j'aime et qui me laisse,
Qui me flattoit d'attente et d'espoirs superflus,
Qui ip'a long-temps voulue , et qui ne me veut plus
L'avare faim de l'or a rompu ses promesses;
Une riche ennemie attire ses caresses;
Orante le méprise, et l'aveugle aujourd'hui
Epouse la fortune aveugle comme lui :
Joins ton pouvoir au mien, roi de ma destinée;
Divertissons, Amour, ce fatal hyménée:
Accorde ta faveur au dessein que je fais,
Et ne t'offense pas de tes propres efFet3-