‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 187 sur 406 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DIANE seule y sous le nom de Célirée.

^leil a quitté l'humide sein de l'onde, emier de tes jours illumine le monde, orable rebut d'un infidèle amant, is aimable qu'aimé, plus ingrat que charmant. *suis, trahis ce traître, amante infortunée, li vends chèrement ta dernière journée; it de ta franchise acquis des vœux si saints, injuste mépris rend justes tes desseins; ips ses intentions , et fais contre son crime , t ce que te conseille un courroux légitime, qui vis son amour et qui vois ses dédains , outable vainqueur des dieux et des humains, ns ou récompense une ardeur si parfaite: ! je meure vengée ou vive satisfaite ; dois cette faveur aux vœux que je te rends : ir toi , j'ai tout laissé , j'ai quitté mes parens ,

ayq LA DIANE,

Et tu m'as mise au point de -servir la maîttresse

De l'objet inconstant que j'aime et qui me laisse,

Qui me flattoit d'attente et d'espoirs superflus,

Qui ip'a long-temps voulue , et qui ne me veut plus

L'avare faim de l'or a rompu ses promesses;

Une riche ennemie attire ses caresses;

Orante le méprise, et l'aveugle aujourd'hui

Epouse la fortune aveugle comme lui :

Joins ton pouvoir au mien, roi de ma destinée;

Divertissons, Amour, ce fatal hyménée:

Accorde ta faveur au dessein que je fais,

Et ne t'offense pas de tes propres efFet3-

Page 1