‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 204 sur 406 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

/ CÉLIRÉE seule.

Adieu ^ je lui vais dire.

O de tous mes malheurs le dernier et le pire ! Quel fruit dois-je espérer des peines que je prends, Si pour guérir un mal j'en cause de plus grands? Il se sert contre moi des moyens que j'essaie , Et je fais d'une simple une mortelle plaie; Que puis-je maintenant, au dessein qu'il a pris, Opposer que la fuite et qu'un juste mépris, S'il peut, malgré mes soins, forcer tant de franchise Et si de mes desseins naissent ses entreprises? Cherche ta guérison , que les cœurs amoureux Trouvent dans le secours d'un oubli généreux. Et fais, triste Diane, un effort nécessaire Contre la trahison de ce bel adversaire. Hélas! qu'un malheureux délibère aisément. Mais qu'il trouve de peine en l'accomplissement! Je ne puis l'oublier sans m' oublier moi-même; Je l'aime seulement; à cause que je l'aime L'auteur de mon repos me désobligeroit.

Et je voudrois du mal à qui me g!^ériroit.

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