ACTE II, SCÈNE IL
De tant d'attraits qui sont à la cour révérés , faime de voir les tiens les premiers adorés ; Ainsi qu'à mon réveil , ma première pensée Est d'apporter mes vœux dessus ta main pressée. Si ta porte souffroit que mon extrême amour Te put rendre plutôt des devoirs que le jour , Les célestes appas dont le ciel't'a douée.... Mais c'est trop t'ennuyer, tu bais d'être louée: Je crois que te parlant si souvent de mcm feu , Mon importunité t'en a fait perdre un peu. Excuse, mon souci, cette ardeur sans pareille Qui ne me permet pas d'épargner ton oreille ; Et pour changer enfin ces longs propos d'amour, Apprends que cette chasse est heureuse à la cour. Que le ciel l'ordonnoit pour conserver la vie D*un homme à qui sans nous elle eût été ravie , D'un seigneur que ses gens étoient prêts d'outrager.... Mais la reine revient. Vois-tu cet étranger?