‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 291 sur 406 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

4i8 LES OCCASIONS PERnUES,

D'autres l'auront suivi, qui sont caehés dans ftombre; Amis, retirons-nous, il faut céder au nombre.

(H sort avec sa suite. )

CLORiMAiTD, les prenant pour des vohurs.

Fuyez, fuyez, voleurs, un juste châtiment: Vos pareils sont adroits , mais des pieds seulement. C'est oîi vous assurez vos âmes criminelles ; Toujours vos lâchetés vous attachent des ailes; Ainsi pour vous punir nos courages sont vains, Car vous vole» dies pieds ayant vobé àé% nuMiSv Que je trouve ce soir la fortune ppopioel Mais que j'apprenne à qui }'ai rendu cet office.

LE ROI

Aux noms d'ambassadeur et d'Espagnol, jugez Qui vous parle en ces lieux, et qui vous obligez; Et, si vous désirez contenter mon envie,. Que j'apprenne, à mon tour, à qui je dois la vie.

CLOaiMAND.

Clorimand est mon nom.

LE ROI

Ah dieux! qu'ai-je entendu?

Qui devoit m'attaquer m'auroit-il défendu? Que fait pour vos amis un si noble courage , S'il est propice à ceux qui vous ont fait outrage ? Donnez-vous du secours à qui vous a trahi ?

CLORIMAND.

Ah ciel! qu'à ce discours je demeure ébahi!'

O dieux! ô Clorimand, le plus heureux dies hommes

De rencontrer son prince au séjour où nous somipes!

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