‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 324 sur 406 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

tt fiiut sans différer me rendre en Dalmatie ; Êtes-vouB> là-dessus maintenant éclaircie?

ROSÉLIE.

Les effets sont enfin conformes à ma peur; Je n'attendois pas mieux de sa jalouse humeur. Fars: adieu, laisse-moi; malgré sa tyrannie, Tu verras en mon sexe une force infinie. Puissé-je être l'horreur des hommes et des dieux , Si je le vois jamais que d'un œil furieux! Toi y jouis en repos des faveurs de la reine, Contente ce rival , n'irrite point sa haine; Prenant le nom de roi, souviens-toi seulement D^avoir pris autrefois celui de mon amant ; £t, quelques nouveaux nœuds dont ta main soit liée, fais que je ne sois pas tout-à-fait oubliée. Adieu 9 séparons-nous; modère tes douleurs, £t ne me réduis point à la honte des pleurs.

ALGAiTDRE, lui tenant la main, Mon cœur, on nous sépare, et je puis vivre encore! IReine de mes désirs, seul objet que j'adore ,

(EOe Ta pour sortir. )

Scoute, mon souci, les sermens que je fais; entends ce mot encore , et ne m'entends jamais : * Je jure par la main qui lance le tonnerre , Qui soutient le soleil, et qui forma la terre. Par notre afifection, par nos vœux innocens. Et par le doux éclat de tes astres naissans , Que je pars sans dessein de posséder la reine. Que ce tyran m'enjoint une inutile peine. Espérons , mon souci ; conserve ton amour : Adieu. Qu'en te perdant, ne perdé-je le jourl

Flir DU TROISIÈM]^ ACTE.

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