‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 325 sur 406 · LE ROI, PARIS, ARGANT · texte numérisé non relu

LE ROI, PARIS, ARGANT

LE ROI

v^UELQUE orage si grand dont elle nous menace, J'envoie un alcyon conserver la bonace.

Mon frère, en l'épousant, calmera ses transports; Mais encor, que dit-elle en des accès si forts ?

PARIS

Sire , imaginez-vous tout ce que fait la rage Quand elle est absolue en un jeune courage; L<ps desseins qu'elle cause en de hautains esprits, Et combien une femme est sensible au mépris. Il n'est mal si fâcheux qu'un bon esprit n'endure: La femme peut souffrir la plus cruelle injure, Perdre sa liberté, voir piller ses trésors, Avaler de la flamme, endurer mille morts; Mais depuis qu'une fois elle croit être belle, Elle ne peut souffrir le mépris qu'on fait d'elle; Le temps et la raison sont alors superflus; Cet affront est celui qui la touche le plus. Aussi la reine meurt , enrage , désespère :

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