‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 345 sur 406 · Tome Ï. 3a · texte numérisé non relu

Tome Ï. 3a

4g8 L'HEUREUSE CONSTANCE,

Qu'à dessein seulement que tu parlasses d'elle; Car j'ai toujours soumis tes plus rares discours, A celui qui me dit que tu m'aimes toujours.

ROSELIE.

Puisqu'enfin nos esprits se sont tirés de peine, Achève un dernier point, parle-moi de la reine; Comment t'arriva-t-il de quitter ses pays?

( Le roi entre avec sa suite. )

Mais, dieux! voici le roi.

ALGANDRE , se cochont derrière Rosélie.

Tous mes soins sont trahis.

LE ROI

Enfin, toujours constante et toujours inhumaine, Vous ne consentez point à la fin de ma peine ?

ROSELIS.

Sire, qu'un autre objet ait l'honneur de vos vœux; Ne possédant qu'un cœur, je n'en puis donner deux.

- ^ LE ROI

Si je travaille en vain, cruelle, âme de souche! Que j'apprennfe'le nom de l'amant qui te touché?

ROSELIE , /wi donnant la lettre d^ Alcandre, Sire, vous le verrez au bas de cet écrit.

LE ROI lit,

Alcandre !

ROSÉLIE.

C'est lui seul qui règne en mon esprit.

LE ROI

Mais, puisqu'il est rangé sous les lois d'hyménée, A qui sera qu'à moi ta beauté destinée? Pour un autre que toi ses esprits sont blessés , Sa lettre que tu vois te le témoigne assez.

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